Une note de cadrage, publiée par la Haute Autorité de santé (HAS) le 1er août 2025, fixe le périmètre et les enjeux de ce travail : déterminer les expositions professionnelles les plus à risque pour la reproduction, les modalités d’évaluation des expositions reprotoxiques, les actions concrètes de prévention et de suivi médico-professionnel. « Force est de constater que la traçabilité des expositions professionnelles, et la prévention qui en découle présentent encore des lacunes importantes en France », souligne la HAS.
La HAS souligne que les toxiques pour la reproduction sont en premier lieu des substances chimiques. Plusieurs analyses récentes confirment les effets délétères de l’exposition prénatale à certains produits chimiques (perturbateurs endocriniens, métaux lourds, dioxines, PFAS, etc.) sur la grossesse et la santé infantile (fausses couches, prématurité, altérations du développement), mais aussi la fertilité.
D’autres risques professionnels sont considérés comme reprotoxiques, en particulier les efforts intenses, les postures prolongées, la manutention, associés à des complications obstétricales, ou encore le travail de nuit, associé à des complications obstétricales, mais aussi à des troubles du développement fœtal.
« Les expositions à des risques physiques, comme les contraintes thermiques, les rayonnements ionisants (liés à des retards de croissance, malformations ou cancers) ou les champs électromagnétiques (potentiellement tératogènes) sont également préoccupantes », ajoute la HAS.

