Victimes de l’amiante : le recours aux droits menacé
L'arrêt du programme national de suivi du mésothéliome, cancer spécifique de l’amiante, risque d'aggraver davantage le non-recours aux droits pour les victimes, alertent deux chercheuses.
L'arrêt du programme national de suivi du mésothéliome, cancer spécifique de l’amiante, risque d'aggraver davantage le non-recours aux droits pour les victimes, alertent deux chercheuses.
Dans un rapport relatif aux maladies professionnelles publié début octobre, la Cour des comptes s’interroge sur les importantes disparités territoriales qu’elle constate en matière de reconnaissance, mais aussi d’indemnisation.
Près d’un millier de dossiers de professionnels exposés aux produits phytosanitaires ont été déposés l’an passé auprès du Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (FIVP). Mais ce dispositif est loin d’être mobilisé par toutes les personnes concernées.
Si une dizaine de femmes ont pu récemment faire reconnaitre leur cancer du sein en maladie professionnelle, les procédures pour obtenir une réparation du préjudice sont particulièrement complexes. Les facteurs de risques professionnels de ce cancer féminin restent largement invisibilisés.
Avec l’augmentation des déclarations des dépressions imputables au travail, les affections psychiques représentent aujourd’hui 60 % des maladies professionnelles reconnues par le système complémentaire. La complexité de la procédure limite considérablement la prise en compte des atteintes psychiques en lien avec le travail.