Alors que certaines entreprises souhaitent revenir en arrière sur le télétravail, la seconde édition de l’enquête de l’Observatoire du télétravail montre que cette organisation du travail reste plébiscitée par une majorité de salariés et d’agents. Au total, près de 8 000 personnes ont participé à cette enquête publiée le 16 octobre dernier. Plus d’un répondant sur deux aimerait télétravailler davantage et 54 % déclarent même qu’il ou elle démissionnerait en cas de suppression du télétravail.
Pour les auteurs du rapport, le télétravail est une « béquille de la santé » des travailleurs, car il « semble améliorer » les conditions physiques de travail. Lorsqu’ils sont en télétravail, 75 % des répondants déclarent avoir un niveau de fatigue moins élevé. Un tiers des personnes disent ressentir moins de maux de tête et de gêne oculaire en télétravail. Cette organisation du travail a aussi soulagé les douleurs musculosquelettiques pour 29 % des répondants.
« Concernant les états d’anxiété ou de dépression, près de la moitié des répondant·es (45 %) déclarent moins en ressentir en télétravail, pour 5 % qui déclarent en ressentir davantage », ajoute le rapport.
Les auteurs de l’étude estiment que le télétravail continue d’être « un palliatif à l’arrêt maladie », puisque 76 % des personnes précisent avoir déjà télétravaillé tout en étant malade. Le télétravail est aussi utilisé en cas de maladie des enfants : 44 % des répondants déclarent avoir déjà eu recours au travail à distance pour s’occuper d’un enfant malade plutôt que de poser un congé.
Le télétravail est particulièrement apprécié, car il permet d’éviter la fatigue des trajets. « Mais le temps gagné hors temps de transport n’est pas la seule explication ; le travail à distance permet aussi de reprendre la main sur l’organisation de leur travail », ajoute l’observatoire. Il permet en effet de mieux adapter ses horaires de travail, de trouver un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
Les résultats de l’enquête démontrent que la suppression du télétravail reste marginale : le travail hybride (alternance entre présence sur site et présence à domicile) reste une pratique bien installée dans les entreprises et administrations. Comme en 2023, c’est en moyenne deux jours par semaine que les salariés et agents sont en télétravail.

