Ce décret du 26 décembre 2025 concerne les « sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, ainsi que les militaires des unités investies à titre permanent de missions de sécurité civile ». Il intègre ces activités professionnelles dans deux tableaux de maladie professionnelle, le tableau 16 bis (affections cancéreuses provoquées par les goudrons de houille, les huiles de houille, les brais de houille et les suies de combustion du charbon) ainsi que le tableau 30 (affections professionnelles consécutives à l’inhalation de poussières d’amiante).
Ces tableaux énumèrent essentiellement des cancers. Deux sont désormais reconnus comme liés à l’activité des sapeurs-pompiers : les mésothéliomes (plèvre, péritoine…) et les cancers de la vessie. Jusqu’alors, seuls deux cancers professionnels étaient officiellement associés à l’activité des soldats du feu, le carcinome du nasopharynx et le carcinome hépatocellulaire.
La reconnaissance officielle de nouveaux cancers professionnels est une revendication de longue date des sapeurs-pompiers. Les travaux du Circ (Centre international de recherche sur le cancer/Organisation mondiale de la Santé) ont classé en 2022 l’activité de sapeur-pompier comme cancérogène sur la base de preuves suffisantes pour le mésothéliome et le cancer de la vessie.
Interrogé par l’AFP au lendemain de la publication du décret, Norbert Berginiat, vice-président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, s’est réjoui de cette reconnaissance juridique des expositions professionnelles tout en souhaitant que celle-ci permette in fine de renforcer la prévention pour éviter ces graves pathologies.

